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mardi 8 août 2017

"Photophobia" de Tom Becker

Infos pratiques :

Maison d'édition : Milan
Traductrice : Emmanuelle Pingault
Prix : 14.90 euros
Nombre de pages : 280

Synopsis :

Je vis sur les routes pour fuir le passé mystérieux de ma famille.
Clic
A mon arrivée à West Academy, des reines de beauté sont sauvagement assassinées.
Clic
Je partage les meurtres du preneur d'anges à travers des visions cauchemardesques.
Clic
Je doute de tous ceux qui m'entourent, à commencer par moi-même.
Souriez ! Vous êtres assassiné !


Mon avis :

Darla est une adolescente qui vit seule avec son père, Hopper, depuis que sa mère s'est suicidée. Habitués à vivre sur les routes, Darla et Hopper vont finalement s'installer pour quelques temps à Saffron Hills. Mais, rapidement, les jeunes beaux et populaires sont retrouvés assassinés les uns après les autres, comme c'était arrivé il y a de nombreuses années. Et Darla a des visions des meurtres juste avant qu'ils ne se produisent…

La couverture et la quatrième de couverture promettaient un thriller fantastique intéressant, mais Photophobia, bien qu'étant une lecture sympathique, n'a pas été à la hauteur de mes attentes. J'ai trouvé que le roman, assez court (moins de 300 pages), se lisait très bien : le prologue nous met en haleine et l'action débute sans trop tarder. L'atmosphère est sombre et le suspense bien réel à mesure que les meurtres sont commis. J'ai lu ce livre alors que j'étais seule chez moi le soir, et j'avoue que je n'étais pas bien à l'aise (ce qui est un bon point, on recherche forcément à se faire un peu peur avec ce genre de livres). 

Cependant, malgré ces points positifs qui font de Photophobia un livre indéniablement addictif, les défauts que j'y ai trouvés m'ont quelque peu déçue. Pour moi, le problème principal de ce livre est le côté trop superficiel : rien n'est assez approfondi, que ce soit les liens entre les différents personnages ou le coeur même de l'intrigue. Les meurtres sont perpétrés les uns après les autres, on les enchaîne sans aller vraiment plus loin. J'aurais aimé qu'il y ait plus de contexte, d'avant-après, et voir davantage la police s'interroger sur les abominables meurtres; or, ici, on a l'impression que tout le monde s'en fiche (ce que les personnages admettent eux-mêmes, certes, mais ça reste étrange). C'est comme si aucune enquête n'était ouverte et que tout le monde, personnages et lecteurs, attendent juste la prochaine victime. Pas très crédible, malheureusement.

Il en va de même pour le "don" de Darla, qui a des visions des meurtres; un aspect qui ce n'est pas du tout assez exploité. A la fin, Darla elle-même admet qu'elle aurait pu en faire quelque chose, apprivoiser son don pour découvrir l'identité du tueur. Et, oui, c'est exactement ce que j'attendais personnellement. Alors que là, ce don est plus un prétexte pour mettre Darla au coeur de l'enquête, mais on ne comprend pas bien son utilité. On se demande aussi pourquoi Darla a ses visions, mais l'explication finale ne m'a absolument pas convaincue; encore une fois, on a un semblant de justification qui n'est pas crédible et qui m'a laissée perplexe.

Quant à l'identité du tueur, je ne sais pas trop qu'en penser. J'avais deviné de qui il s'agissait depuis un bout de temps, mais je n'avais pas tout compris. D'un côté, j'ai été contente d'être surprise par la révélation mais, de l'autre, cette dernière me semble vraiment tirée par les cheveux. Je suis donc un peu mitigée, mais plutôt satisfaite.

En conclusion : Ma chronique semble très négative mais, malgré tout, ça n'a pas été une mauvaise lecture. C'est un thriller qui a le mérite d'être addictif, mais qui est trop peu approfondi à mon goût.


Merci aux éditions Milan pour cet envoi.

1 commentaire:

  1. Malgré ton avis un peu mitigé, je suis très curieuse ! Le résumé et la couverture donnent vraiment envie, il faut dire. J'espère juste ne pas deviner l'identité du meurtrier trop vite...

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